G192 24/02/11 Communiqué de M Ali Abdillahi Iftin, membre du GED et candidat aux élections présidentielles de 2011.

L’admirable comportement des populations de notre pays est un combat et ce qui est un combat dans le présent est victoire pour demain.

La répression lancée à l’encontre des manifestants et de leurs familles dans la capitale n’a de cesse de s’intensifier en versant, ouvertement et sans limite, dans une bestialité ouverte et jamais atteinte en pareille situation par le passé.

Des enfants totalement apeurés sont pris en otage par les mercenaires du régime Guelleh/Haïd et se retrouvent incarcérés dans les cellules des Commissariats et de la Gendarmerie où ils viennent rejoindre les adultes.

De jour comme de nuit, des mercenaires à la solde du pouvoir se lancent dans de grandes rafles et pénètrent avec violence dans les habitations  ; ils brutalisent les occupants sans aucune justification et appréhendent systématiquement tous les jeunes qu’ils arrêtent massivement au motif qu'ils auraient pu avoir manifesté et même avoir commis des dégradations publiques après la grande manifestation du vendredi 18 février.

Des hommes, des femmes et des jeunes, contestataires ou simples passants, sont pourchassés dans toutes les rues des quartiers de la capitale de Djibouti ; poursuivis par les forces de répression .

M Ali Abdillahi Iftin, membre du GED et candidat aux élections présidentielles de 2011.

- Condamne une nouvelle fois et avec la plus grande détermination toutes les arrestations, les incarcérations injustifiées voire les tortures perpétrées sur les Diboutiennes et les Djiboutiens, tout particulièrement sur les enfants, par les mercenaires agissant sur ordre d’Hassan Saïd Kaireh, de Kadra Mahamoud Haïd et d’Ismaïl Omar Guelleh,

- Demande à tous les protestataires, hommes et femmes, de continuer de manifester leurs revendications dans le calme en les assurant que l’opinion internationale, les diplomaties étrangères ainsi que la presse et les médias internationaux suivent avec une grande attention le mouvement de liberté initié à Djibouti et qui vient en prolongement de ce qu’il s’est fait en Tunisie et en Egypte.

- Invite tous les protestataires demeurant dans les régions de l’arrière pays à rejoindre la capitale, dès demain vendredi 25 février, aux fins de faire la jonction avec les habitants de tous les quartiers de la capitale pour continuer à maintenir leurs actions pacifiques en vue de la chute d’Ismaïl Omar Guelleh et de sa tyrannie.
Nonobstant toutes les persécutions subies par les populations, la journée de demain vendredi devrait porter un coup fatal au pouvoir en place qui en est réduit aux pires expédients pour tenter de s’en sortir.


- Sollicite une fois encore, tous les militaires de nos Armées, Gendarmes et Policiers, sans distinction d’appartenance tribale aucune, qui ont conservé le sens de la Dignité et celui du respect de la personne humaine, aux fins qu'ils viennent se ranger sous la bannière de l’opposition en refusant de perpétrer des actes barbares, ou contraires aux lois de la République, à l’encontre des populations djiboutiennes ou étrangères vivant sur notre sol,

- Invite chaque Djiboutienne, chaque Djiboutien à prendre conscience que nous sommes en situation de mobilisation générale et qu’il convient donc de diffuser largement toutes les informations émanant de l’opposition ; y compris et surtout dans les petits villages les plus retirés dans l’arrière pays.

L’admirable comportement des populations de notre pays est un combat et ce qui est un combat dans le présent est victoire pour demain.