(G184 24/04/10)

Appel à la mobilisation

La semaine dernière l'Assemblée nationale mono-couleur de notre pays vient, en dehors de tous nos usages en droit, de procéder à à la révision de la Constitution de 1992.

C'est par 59 voix sur 65, à mains levées et en présence de l'épouse du Chef de l'Etat (*), que cette assemblé constituante "de fait" a permis au Chef de l'Etat d'éviter de solliciter l'avis du peuple qu'elle est censée représenter.

Ce vote approuve les points et les articles qui renforcent les pouvoirs de l'exécutif, et ceuxque ceux qui favorisaient la pérennisation de l'autocratie régnante chez nous.

Ces retouches parlementaires qualifiées d'artistiques par les apparatchiks mal pensants du système IOGieen constitue un véritable déni de la justice et de la démocratie qui a été lancéà la face du monde libre et des Djiboutiens

Par cette manœuvre, IOG pense assurer son avenir en tant que dictateur avec tous les pouvoires. Il est assuré d'assurer trois autres mandats présidentiels à partir de 2011.

La décoration ultime qui consiste à plafonner l'age des candidats a 75 ans ne peut pas être considérée comme une limitation a l'exercice de la monarchie. Car c'est bien un système monarchique qui est en train de se mettre en place dans notre pays.

Face à cette situation qui n'est ni plus ni moins que la prise de notre pays en otage, le GED lance un appel à toutes les forces et à tous les mouvements soucieux de l'instauration d'un véritable régime démocratique à Djibouti à se mobiliser afin de ne pas nous laisser dépouiller de notre libre arbitre.

Le GED, lance aussi un appel à la population Djiboutienne pour ne pas hésiter à revendiquer ses droits de citoyens et sa capacité à effectuer un choix malgré les multiples menaces et pressions exercées contre elle par les tenants du régime en place.


Le GED rappelle que la population, dont la fierté égale la patience, est celle qui a tenu tête à la puissance colonisatrice de la France et qui a consentie d'énormes sacrifices pour obtenir son indépendance.

Nous rappelons aussi à la France que le peuple n' est pas opposé à sa présence militaire à Djibouti mais que cela ne lui donne pas ni le droit ni l'autorité pour soutenir le régime qui opprime et qui asservit son peuple.

Nous demandons donc à ce pays ami de cesser de dresser des obstacles, que ce soit directement ou indirectement à tous les combattants qui luttent légitimement pour la liberté et la démocratie à Djibouti.

L' importance stratégique de la présence militaire française à Djibouti ainsi que la défense des intérêts qu' elle véhicule ne doit en aucun occulter la réalité des souffrances et de l'oppression que subissent les Djiboutiens.

(*) Il est anormal que l'épouse du Chef de l'Etat soit venue en personne pour faire pression sur les députés, lors d'un vote aussi important. En effet, comme il a été exigé que le vote soit à mains levées, elle pouvait recenser les voix "contre" le projet et déclencher immédiatement des mesures de rétorsion ...