27/06/09 Communiqué du Président du GED à l'occasion de la fête nationale

A l'occasion de l'anniversaire de notre indépendance confisquée, je tiens à adresser tous mes voeux à nos soeurs et à nos frères qui sont au pays et à toutes celles et tous ceux qui ont été contraints à l'exil.

Bien que la situation devienne de plus en plus difficile au pays, il y a un grand signe d'espoir aujourd'hui.

Le fait que les membres de l'opposition honnête et sincère aient décidé de se réunir ensemble, en ce jour symbolique, à Bruxelles pour discuter des mesures à prendre afin de mettre un terme à la dictature, est un encourageant pour chacune et chacun d'entre nous. Le GED et le MLND seront représentés par deux membres du bureau.

Le deuxième signe nous vient de l'opinion internationale qui prend la mesure des crimes et violations qui sont commises par ce régime, tant à l'égard de la population que des travailleurs. A titre d'exemple, la Conférence de l'OIT a clairement pris acte du fait que le régime de Guelleh avait bafoué les droits des travailleurs et qu'il n'avait pas mis en application les mesures correctives qu'il s'était engagé à appliquer. Désormais, il est placé sous surveillance internationale ...

Pour conclure, en renouvelant tous mes voeux pour que nos compatriotes puissent participer aux différentes festivités, tous les membres du GED ont une pensée forte pour les prisonniers politiques qui sont incarcérés arbitrairement et de souhaiter que le régime profite de ce jour traditionnellement placé sous le signe de la paix et de la réconciliation, pour les faire libérer.

Nous avons reçu des nouvelles préocupantes concernant l'état de santé de Mme Nima Djama Miguil, artiste de grand talent, dont le peuple tout entier ne pardonnerait jamais un assassinat programmé par le régime.

Nous sommes aussi extrêmement inquiets au sujet des trois étudiants qui auraient été conduits de Gabode vers un lieu inconnu avec les risques de torture.

Frères et soeurs, je lance un appel à la réussite de l'union de l'opposition honnête et sincère et à la résistance à l'oppression dictatoriale. La limite du supportable est atteinte désormais et nous ne pourrons plus accepter ni supporter de nouvelles atteintes à notre dignité et à nos droits fondamentaux.

Pour la justice et l'équité, pour le renouveau démocratique et économique !

Vive la République, Vive la Démocratie.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

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