COLLECTIF POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DJIBOUTIENS A DJIBOUTI ET EN ETHIOPIE

COMMUNIQUE de PRESSE DU 21 JUIN 2009

Le Collectif pour la libération des prisonniers politiques a été constitué par les partis, organisations et associations d'opposition au régime d'Ismaël Omar Guelleh, qui n'ont jamais cessé de lutter pour la restauration d'un régime démocratique à Djibouti et qui se sont engagés pour la défense des prisonniers politiques et pour leur libération immédiate et sans conditions :

Membres fondateurs :
- UGUTA-TOOSA (parti politique),
- GED, Gouvernement en Exil de Djibouti (parti politique)
- ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti.

Il est ouvert à tous les partis d'opposition, aux syndicats libres et aux associations de défense des Droits de l'Homme, qui souhaiteront s'associer dans la lutte contre l'injustice d'Etat et la défense de cette cause juste.

Il a pour objectif d'obtenir la libération :

- de tous les prisonniers politiques arrêtés et emprisonnés illégalement à Djibouti,

- des personnalités djiboutiennes, réfugiées en Ethiopie, qui ont été emprisonnées par ce pays d'accueil pour des motifs encore inconnus à ce jour. Alors que tout permet de supposer que l'Ethiopie a agi à la demande du régime djiboutien.

Les moyens d'action du Collectif seront adaptés à la situation.

1°) Dans une première étape, le Collectif a choisi de concentrer ses efforts dans la communication, afin d'informer et de sensibiliser l'opinion mondiale, les organisations internationales et les Gouvernements, à la situation de ces prisonniers politiques, incarcérés dans des conditions inhumaines et souvent soumis à des actes de torture.

2°) Dans une seconde étape, le Collectif écrira au Président de l'Union Européenne, au Président de la Commission des Droits de l'Homme de l'U.E., au Parlement européen (sous-commission des Droits de l'Homme), à la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU pour signaler ces cas et pour leur demander de faire pression sur le régime djiboutien.

Les prisonniers politiques concernés par cet appel sont :

- (Djibouti) Mme Nima Djama Maguil : artiste djiboutienne, qui a été arrêtée le dimanche 14 juin 2009 à son domicile à Djibouti et placé en détention à la prison de Gabode. La motivation réelle de cette incarcération arbitraire serait liée au fait qu'elle a produit une chanson satirique en se moquant de l'épouse d'Ismaël Omar Guelleh.

- (Djibouti) MM. Ilayas Houssein JIBAX, Mahdi Robleh Xabad et Barreh Saïd Injat : trois étudiants qui ont été arrêtés, puis emprisonnés à la suite de manifestations qui se sont déroulées dans la Ville de Djibouti en mars dernier.

- (Ethiopie) M Mohamed Houmed, plus connu sous le surnom de "La main-qui-soigne". Réfugié djiboutien, il vivait sans problème depuis plus de vingt-cinq ans en Ethiopie. Il a été arrêté, il y a deux semaines environ, et incarcéré à la prison à Logya (Etat Régional Afar, Ethiopie).

Le Collectif demande aux Gouvernements éthiopien et djiboutien de libérer immédiatement et sans conditions ces prisonniers politiques. Il demande également au HCR (branche éthiopienne) de se saisir du dossier de ce réfugié djiboutien sans statut.

Contact :
Ali Coubba : Président d'Uguta-Toosa : ali.coubba@free.fr
Mahamoud Ahmed Idriss, Président du GED, mahamoud@gouv-exil.org
Jean-Loup Schaal, Président de l'ARDHD : jlschaal@ardhd.org

Secrétariat :
C/O ARDHD
84, rue Saint-Louis en l'île - F 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70 70
Fax : +33 (0)1 46 34 25 93

ar