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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 


G 169 - 06/05/09

Communiqué du Mouvement de Libération nationale



 

Depuis plus de deux mois, Ismaël Omar Guelleh a constitué un groupe de travail pour préparer la modification de la Constitution qui devrait lui permettre de conserver le pouvoir en attendant de le transmettre à son fils Aïnaché.

Ce Groupe de travail est majoritairement constitué de juristes, avec Djama Souleiman comme leader. L'objectif est de permettre à Ismaël Omar Guelleh de conserver la Présidence jusqu'en 2021, date à laquelle, son fils Aïnaché fêtera ses quarante ans. Ce qui lui permettra de se présenter à la magistrature suprême en succédant à son père.

Plusieurs scenarii sont étudiés par la commission, en particulier la possibilité de ramener la durée des mandats (sans aucune limitation du nombre) qui est de six ans actuellement, à cinq années, pour couvrir effectivement la période 2011 (fin du mandat actuel) à 2021. Cette voie serait privilégiée, car elle permettrait d'habiller la modification constitutionnelle d'une réduction de la durée des mandats.

Mais il ne faut pas se tromper. C'est l'instauration d'une véritable monarchie héréditaire qui se prépare en coulisses !

Pour réussir à faire passer la modification constitutionnelle en évitant un soulèvement populaire de grande ampleur qui pourrait faire vaciller le régime, Djama Souleiman, que certains surnomment "Grandes oreilles" aurait conseillé au Président de susciter des affrontements entre les différentes communautés Issas et Issac puis maintenant entre les Issas et les Gadabourcis.

Diviser pour régner.

Quand les affrontements auront pris une certaine ampleur et qu'il y aura eu des victimes, il suffira à Ismaël Omar Guelleh d'envoyer ses forces de Police pour ramener le calme. Ainsi il apparaîtra, tant sur le plan national, qu'international, comme le seul leader ayant l'autorité nécessaire pour maintenir la cohésion sociale dans le pays. Il espère ainsi en tirer une légitimité suffisante pour faire passer le projet de modification de la constitution, sans véritable opposition.

Les populations djiboutiennes ne doivent pas tomber dans le piège tendu !

Nous appelons les différentes communautés djiboutiennes, leurs représentants et les notables à ne pas tomber dans le piège tendu par le Président pervers, à refuser tout affrontement ethnique et à dénoncer toutes les formes de provocation.

Nous leur demandons à ce que des réunions régulières soient organisées entre les représentants des différents clans, afin de démonter les provocations et de diffuser des mesures d'appel au calme, pour prévenir des affrontements. Ces réunions devront permettre de trouver les solutions pour prévenir des hostilités civiles et pour dénoncer les véritables provocateurs / instigateurs.

Le commandant Omar Hassan Mattan de la Police, qui selon certaines informations qui restent à confirmer néanmoins, se serait récemment distingué en commandant un bataillon chargé de détruire des habitations de retraités n'est, en réalité, qu'un fusible. Il est un instrument au service de cette machination.

Les temps changent. L'opinion publique internationale aussi !

Hier, la Justice française a décidé de passer outre les réquisitions du Procureur de Paris qui avait demandé le classement sans suite de la Plainte déposée par Transparency international en poursuivant l'instruction concernant les richesses accumulées en France par certains dictateurs de l'Afrique de l'ouest (Gabon, Guinée et Congo).

Demain ce sera le tour d'Ismaël Omar Guelleh !

Non seulement il devra expliquer l'origine de l'immense fortune qu'il a accumulée mais aussi il devra répondre, comme nous l'espérons, des différents crimes dont il est soupçonné d'être le commanditaire.

Toutes les Djiboutiennes, tous les Djiboutiens doivent s'unir dès aujourd'hui :

- pour mettre en échec les manoeuvres du pouvoir et les tentatives pour susciter des affrontements autant sanglants qu'inutiles, entre les différentes communautés présentes à Djibouti,

- pour dénoncer les crimes commis par le régime sous les ordres directs du Président,

- pour établir un inventaire de son patrimoine, tant à Djibouti, qu'en France et dans d'autres pays, dont l'Afrique du sud.

Nous espérons aussi que des hommes d'affaires, forcément bien informés de la situation financière non seulement d'Ismaël Omar Guelleh, et des proches qui occupent des positions importantes dans l'Administration et dans les entreprises contrôlées par l'Etat, contribuent à la réalisation de cet inventaire. Nous pensons en particulier à Abdourahman Borreh qui détient probablement des informations très précises et qui pourrait avoir de bonnes raisons pour les rendre publiques.

Le Mouvement de Libération nationale a déjà pris ses responsabilités.

Avec l'aide d'une équipe de juristes et du GED, nous préparons des dossiers qui permettront d'étayer les plaintes internationales qui seront déposées soit dans des pays qui reconnaissent la compétence universelle sous certaines conditions (France, Belgique), soit devant des tribunaux internationaux.

Chaque journée nous rapproche de la victoire.

Ensemble nous vaincrons en mettant un terme définitif aux agissements scandaleux et aux manoeuvres totalitaires d'Ismaël Omar Guelleh.

Vive la République de Djibouti.

Ali Abdillahi Iftin
Commandant le Mouvement
Djiboutien de Libération Nationale

 

 

 

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