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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 


G 168 - 05/04/09

Copie de courrier adressé à Monsieur Thomas Hammarberg
Commissaire européen en charge des Droits de l’Homme

 

Bruxelles, le dimanche 5 avril 2009

A Monsieur Thomas Hammarberg

Commissaire européen en charge des Droits de l’Homme

Conseil de l'Europe F-67075 Strasbourg Cedex

FRANCE


Objet : harcèlement du Président de la LDDH à Djibouti

par le régime de M. Ismaël Omar Guelleh


Envoi par fax : + 33 (0)3 90 21 50 53

 

Aussitôt après avoir été informés de l’arrestation de Monsieur Jean-Paul Noël Abdi à son domicile, samedi 4 avril, les responsables du Gouvernement en Exil se sont réunis pour analyser la situation.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme et de Président de la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme), Monsieur Abdi est régulièrement arrêté, incarcéré et condamné à des peines de prison, sur des fondements qui ne sont absolument pas étayés et avec le recours parfois à de faux témoignages.

Pourtant, les communiqués et les informations diffusées par Monsieur Abdi sont toujours précis et mesurés. Quand il dénonce un état de fait ou un abus, il prend toujours la peine d’écrire au Président, au Ministre ou au Responsable concerné pour lui demander de mettre un terme au dysfonctionnement.

Selon les informations dont nous disposons, Jean-Paul Noël Abdi devrait être conduit au Tribunal ce dimanche 5 avril, pour être présenté au Parquet et probablement condamné ou convoqué pour une nouvelle audience.

Bien que les informations dont nous disposons soient encore imprécises, il semble que les faits qui sont officiellement reprochés à Monsieur Abdi concernent le compte-rendu qu’il a fait de la condamnation « irréaliste » et « sans aucune preuve » du Père Sandro de Pretis, un prêtre catholique de nationalité italienne qui a consacré son séjour à Djibouti aux enfants malades et démunis. Sur place, les populations concernées reconnaissent la qualité de l'action de ce prêtre en faveur de ces enfants. Le motif serait "injures envers la Cour".

Dès samedi, l’ARDHD (Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti) et la FIDH (à laquelle la LDDH est affiliée) ont publié des communiqués et des alertes (cf ci-joint, en annexe). L’Association SURVIE nous a fait savoir qu’elle suivait le dossier avec attention

Nous vous soumettons ce nouveau cas avéré de Violations des Droits de l’Homme à Djibouti par le régime totalitaire de Monsieur Ismaël Omar Guelleh pour que vous puissiez intervenir à la fois au sein de l’Union européenne et auprès du Gouvernement djiboutien, pour faire cesser le harcèlement des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Restant à votre disposition pour vous apporter toutes les informations qui vous seraient utiles, nous vous prions de croire, Monsieur le Commissaire, à l’assurance de notre plus haute considération.

 

Pour le Président
Mahamoud Ahmed Idriss


le porte-parole du GED
Mohamed Saleh Alhoumékani

 

 

 

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