En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 


G 167 - 26/03/09

La FIJ demande la Libération d'un Journaliste en Côte d'Ivoire

 

 

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a exprimé
aujourd'hui sa vive préoccupation au sujet de l'arrestation le 19 mars
de Nanankoua Gnamanteh, journaliste de l'hebdomadaire/ /Le Repère//
qui est détenu depuis à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan.

« Nous condamnons cette arrestation, car les délits de presse sont dépénalisés en Côte d'Ivoire », a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. «Il est regrettable que M. Gnamenteh reste en prison, d'autant plus que la procédure peut bien suivre son cours sans qu'il soit privé de sa liberté ».

M . Gnamenteh a été arrêté suite à la publication, le 6 mars, dans
l'hebdomadaire /Le Repère/, d'un article intitulé
"Ali Baba et les 40 voleurs" dénonçant "neuf ans d'escroquerie politique" ainsi que "le vol caractérisé, la filouterie et la cleptomanie au sommet de l'Etat ». Le journaliste illustrait son article par une photo du président Laurent Gbagbo et de plusieurs de ses proches. Il a été jugé le 24 mars 2009 et risque une peine de deux ans de prison ferme.

Par ailleurs, le procureur a requis la suspension de publication
pour un délai de huit mois à l'encontre de l'hebdomadaire /Le Repère/,
ainsi qu'une amende de dix millions de francs CFA (environ 15 200
euros) contre Eddy Péhé, directeur de publication de l'hebdomadaire.
Ce dernier avait été convoqué et entendu le 19 mars. Le verdict du
tribunal est attendu le 31 mars.

« C'est vraiment déplorable, les journalistes sont des prisonniers
en sursis et la presse libre est en danger» a déclaré Denis Kah Zion,
directeur général du groupe de presse /''Le Réveil/'' lors d'une
conférence de presse.

La FIJ demande aux autorités ivoiriennes de respecter la législation en libérant immédiatement M. Gnamanteh et de respecter le droit des journalistes de travailler librement.

POUR PLUS D'INFORMATIONS,
MERCI DE CONTACTER LE + 221 33 867 95 87

 


Note de la Rédaction

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) représente plus de 600 000 journalistes dans 123 pays dans le monde


 

 

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