En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 


G 166 - 20/03/09



Depuis l’année 1999, Ismaïl Omar Guelleh s’est accaparé - par la tromperie et toutes les mystifications - les destinées du pays en confirmant ainsi, par deux fois et lors d’élections falsifiées, la confiscation officielle de tous les pouvoirs – législatifs et exécutifs – qu'il détenait depuis les années 80 alors qu’il dirigeait Djibouti en sous mains.

En s’autoproclamant président de la République et en y développant, par tous les moyens, un système d’exploitation clientéliste, de dilapidation des Finances publiques et des Aides internationales, de corruption généralisée et de chantage, Ismaïl Omar Guelleh a délibérément porté atteinte à notre Constitution nationale et à toutes nos lois.

Selon les volontés des grands pays occidentaux : « L’ordre devant régner à Djibouti par TOUS les moyens », fut-il celui des désordres imposé à coups de matraques et de tirs sur la foule, de la dictature travestie à la tyrannie ouverte il n’y avait qu’un pas qu’IOG a allègrement franchi car assuré qu’il était de bénéficier du silence confus de ces grands pays face aux exactions ignobles et aux crimes perpétrés sur son ordre.

La liste des personnes âgées, des femmes, des enfants et des hommes qui furent blessés voire tués lors de manifestations pourtant pacifiques ou qui croupissent sans jugement dans les prisons est fort longue.


Divide ut imperes

Pour l’autocrate Ismaïl Omar Guelleh, le meilleur moyen d’avoir les mains libres pour gouverner le pays à sa manière, consiste avant toute chose à semer la discorde parmi ses nombreux opposants.
Aidé par quelques uns - dont il a acheté les consciences et qu’il mettra au rencart et fera remplacer par ses propres hommes le moment venu - cette stratégie fondamentale de la division va s’avérer payante au plan des résultats qu’il recherche.
Mais rien n’étant éternel, le tyran se heurte depuis des années aux attaques continuelles d’une opposition qui bien que muselée a des sursauts de révolte, alors qu’elle fut longtemps réduite à sa plus simple expression par les meurtres, les chantages et les familles prises en otage qu'elle eut à subir.

La division et la contestation ayant gagné les rangs de son propre gouvernement et n ’ayant de facto aucune confiance en ses propres « collaborateurs », y compris les plus proches, Ismaïl Omar Guelleh vit dans la suspicion permanente.
Enfermé derrière les murailles de son Palais des artifices, il ne se déplace en véhicule qu’à grande vitesse, protégé par une cohorte de gardes surarmés.


Pouvoirs politiques sans morale n'est que ruine sociétale

Face à un mouvement populaire de rejet qui s’amplifie avec une jeunesse sacrifiée par tous les mensonges gouvernementaux sur l'emploi.
Une jeunesse qui se trouve contrainte d'agir – tant dans la capitale que dans les villes et villages de l’intérieur – alors que le tyran est confronté à la grogne, aux contestations virulentes, voire aux défections et manipulations partisanes des uns, de l'une et des autres au sein même du Palais des artifices, qui se multiplient au gouvernement, à l’Assemblée Nationale et dans les instances dirigeantes où des intrigues ne nouent contre lui, Ismaïl Omar Guelleh est à la dérive.

Par crainte d'être traduit devant un Tribunal par son successeur à a tête de l'Etat, IOG tente d’acheter, une nouvelle fois, les consciences des chefs de partis d’une UMP en pleine déliquescence et les Députés (es) - qu'il a nommés lors d'élections falsifiés.

Son but est de se faire artificiellement plébisciter pour que soit modifiée la Constitution l’instituant dorénavant comme Président à vie de la République de Djibouti.


Aujourd’hui il est grand temps d’exprimer notre ras-le-bol
de ce régime fait de mensonges, de tromperies, de promesses non tenues et de mascarades en tous genres car c’est sur chacun et chacune d’entre nous que repose le destin de la République de Djibouti en dénonçant, en condamnant et en attirant l'attention de l'opinion internationale avec grande vigueur sur cette nouvelle supercherie d’Ismaïl Omar Guelleh.

Djibouti ne doit pas être « Un Etat bandit » mais s’ouvrir au progrès - politique, social et économique - nécessaire au développement des forces démocratiques dans notre pays !

Nous exigeons :

L’arrêt immédiat de toute procédure de modification de notre Constitution nationale dans les conditions imposées par Ismaïl Omar Guelleh ;

La fin de l'organisation puis de l’envoi de « Contrôleurs-validateurs » d’élections falsifiées ;

L'établissement d’élections présidentielles, législatives et autres - démocratiques et libres - sous contrôle de préparation, de bon déroulement et de fiabilité des résultats de scrutin par des experts occidentaux et africains ;

La mise en place de mécanismes stricts de contrôle des Finances publiques, des Aides internationales et des dons en nature pour une meilleure répartition et de garantie de l’absence de détournement de ces deniers ; l’octroi d’une part plus significative au renforcement de la société civile avec la mise en place d’un audit permanent par une Commission parlementaire sur ces thèmes ;

La levée de l’ambiguïté sur la nature officielle ou personnelle des relations « particulières » entretenues entre Djibouti et la France dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel dans notre pays ;

La fin de l’impunité des crimes politiques et économiques avec la traduction des « coupables et donneurs d'ordres » devant les tribunaux compétents ;

Nous condamnerions et placerions au banc du déshonneur national :

Dans l’Union et vers un même but qui est de chasser IOG du pouvoir, l’opposition politique condamnerait unanimement et placerait au banc du déshonneur tout Djiboutien ou Djiboutienne qui :
de par ses fonctions, charges ou responsabilités encouragerait ou voterait en faveur d’une altération et modification de notre Constitution nationale dans les conditions imposées arbitrairement par Ismaïl Omar Guelleh.

Nous demandons à chacun et à chacune de signer la pétition, ci-dessous, et d’exprimer en quelques mots son rejet de la mystification que tente d’imposer IOG.

Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons faire pression et serons en force pour le faire reculer.

Nous sommes Responsables du destin de notre pays et de ses populations. Cette Responsabilité doit se faire dans l’Union de l’opposition à Ismaïl Omar Guelleh

 

 

 

Merci de cliquer sur ce lien pour signer la pétition.

 

To:  Président de Djibouti

(Version française)(English version below)

Après dix ans de mandat présidentiel d’Ismail Omar Guelleh, la population djiboutienne dresse un bilan désastreux. Non seulement le pays s’enfonce dans une crise économique dont les effets sont mesurables, en constatant, par exemple la baisse constante du pouvoir d’achat des familles et l’augmentation du taux de chômage (90 % de demandeurs d’emploi selon les secteurs), mais les libertés sont réduites progressivement : il n’y a plus de média libres à Djibouti. Tous les sites internet d’opposition sont censurés. La justice est aux ordres du pouvoir et a perdu toute crédibilité.

Dans ce contexte de favoritisme tribal, d’effondrement des services publics (enseignement, santé, prestations sociales, justice, armée, etc.), et de corruption généralisée, les dignitaires des partis au pouvoir lancent aujourd’hui un appel pour que la Constitution djiboutienne soit révisée, afin de permettre au Président actuel de solliciter un troisième mandat.

Ces personnalités, inféodées au pouvoir, ont avant tout un intérêt personnel à ce que le système clientéliste perdure. Malgré cela, elles prétendent être porteuses d’un message populaire en faveur de cette violation constitutionnelle dangereuse.

Afin de mettre un terme à ces allégations non fondées et de montrer que la société civile ne partage pas ce point de vue, les partis d’opposition djiboutiens, les syndicats libres et les associations s’associent pour dénoncer une manœuvre honteuse, injuste et anti-démocratique. Imaginez ce qu’il adviendrait de la crédibilité des Constitutions, si chaque Chef d’Etat décidait de réviser les articles au gré de ses désirs et de ses intérêts ?

Le peuple djiboutien aspire à la Paix, à la Justice et à l’égalité des chances. Il appelle l’avènement d’un régime juste qui saura prendre les décisions propres à reconstruire le pays et à permettre à chacun d’exercer ses droits et ses devoirs dans le respect de la Constitution non modifiée et des différentes chartes internationales.

En approuvant cette pétition, les signataires expriment leur refus de réviser la constitution pour permettre au Président de briguer un troisième mandat et pourquoi pas d’autres ….

Les partis et associations ci-dessous ont élaboré cette pétition, qui est ouverte à l’ensemble de l’opposition, aux représentants de la société civile, à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et à tous ceux qui estiment qu’il est urgent de mettre un terme à l’état de dictature à Djibouti.

ARDHD
UGUTA-TOOSA
GED
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(English version)

After ten years of President Ismaël Omar Guelleh’s term of office, the Djibouti population are facing disastrous consequences. Not only has the country fallen into an economic crisis whose significance can be measured, amongst other things, by the consistent decrease in families’ purchasing power and the increasing unemployment rate (In certain sectors, unemployment rates have reached as high as 90%), but freedom has also seen a gradual and significant reduction: there are no remaining independent media in Djibouti. Most of internet opposition websites are censured. Justice falls under the authority of the government and has lost all credibility.

In this context of tribal prejudice, of collapsing public services (education, health, social security, justice, military, etc), and of generalized corruption, a majority of the leaders of the political parties in power are calling for a revision of the Djibouti Constitution to allow the current President to solicit a third mandate.

These figures, inextricably linked to political power, are driven primarily by a personal interest in ensuring that the political clientelism currently in place remains. They continue to claim, however, that this dangerous constitutional violation is supported by majority of the population.

In order to expose these non-founded allegations and to show that civil society does not share this point of view, Djiboutian opposition parties, free trade unions and associations are joining together to denounce this shameful, unjust and undemocratic proposition. Imagine what would become of the credibility of the Constitution if each Head of State decided to revise its articles to suit his personal desires and interests?


The Djibouti people aspire to peace, to justice and to equal opportunity. They call for the advent of a just regime that is able to make decisions that will rebuild the country and make it possible for each individual to exert its rights and its duties as expressed in the Constitution as it stands today and the different international charters.

By signing this petition, the signatories express their opposition to the constitution’s revision to allow the President to take on a third mandate and others that may follow….

The parties and associations below drew up this petition, which is open to all Djiboutians, the whole of the opposition, representatives of civil society and any people who estimate that it is urgent to end the state of dictatorship in Djibouti.

ARDHD
UGUTA-TOOSA
GED

Sincerely,

 

 

ar