En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 



G 163 - 03/02/09

En faveur d’une charte pour la paix et pour le rassemblement de tous les opposants politiques au régime d’Ismaïl Omar Guelleh (1ère partie)

Justicia


L’Histoire de notre pays est une suite de luttes livrées par ses populations – sans exception d’aucune sorte - pour défendre leur liberté et leur dignité.

Cet héritage, constitué au fil des siècles, a fait de notre jeune république une terre qui tente de se construire lentement alors que bon nombre d’entre nous s’efforcent aujourd’hui de maintenir la paix autrement que par la démonstration de la force par les armes, mais par le difficile exercice de la recherche d’un dialogue en faveur d’une ouverture à la démocratie et aux libertés publiques.

Les populations de Djibouti, puisant leur force dans leur unité à créer et à conforter, s’appuyant sur leurs différentes valeurs complémentaires - spirituelles et morales séculaires – ont appris notamment depuis 1999 à triompher des épreuves les plus douloureuses et des souffrances imposées par la tyrannie.

Chacune et chacun commençant à écrire véritablement l’Histoire du pays et refusant de se soumettre à l’oppression, avec patience et détermination. Certains ont su organiser leur résistance commune, malgré les terribles tentatives de déculturation et d’extermination ethnique dont ils sont les victimes, tout le moins depuis 1999.


- Hold-up sur tous les pouvoirs !

Depuis plus d’une décennie, l’évolution de Djibouti a été déviée de son cours naturel - qui devait être le progrès - par un détournement criminel sans précédent de toutes nos valeurs, visant dans ses sinistres desseins à effacer les acquis des diverses ethnies et tribus engrangés au prix d’incommensurables sacrifices, mais, ce qui est plus grave encore, à remettre en cause l’Etat national et républicain lui-même.

Dans sa très grande majorité, le peuple Djiboutien a très vite compris que de telles pratiques mafieuses portaient atteinte à sa nature, à son Histoire, à sa culture et à sa religion.

C’est donc naturellement que, par groupe autonome les uns des autres, beaucoup se sont mis progressivement à lui résister, puis à combattre un tel système pervers pour tenter d’en triompher.

Le peuple djiboutien a vécu depuis 1999, dans sa chair et dans son âme, les affres de cette grande mystification qui s’est abattue sur le pays.
Pour les citoyennes et les citoyens, pour les familles djiboutiennes, il est vital de transcender définitivement cette tragédie – que fut l’auto proclamation d’Ismaïl Omar Guelleh à la tête du pays- qui ne réside pas dans un débat ouvert un tant soit peu démocratique ou idéologique.
Cette question vitale concerne aussi la sécurité des biens et celle des personnes et même leur honneur, c’est-à-dire tout ce que l’Islam sacralise et que les lois républicaines protègent et garantissent.

Le combat historique auquel nous devons nous préparer et qui sera à l’origine de la véritable naissance de la République de Djibouti, sera suivi par d’autres batailles, non moins importantes, mais exclusivement pour la reconstruction de l’Etat, le développement de la nation et l’amélioration des conditions d’existence des populations.


- Mettre un terme au conflit contre l’Erythrée

Dans le conflit armé concernant Ras Doumeïra entre l’Erythrée et Djibouti – voulu initialement par Isaias Afewerki et entretenu par Ismaïl Bobard - Djibouti a survécu grâce au patriotisme et aux sacrifices des unités des Armées nationales qui ont su, avec détermination, organiser la résistance face à cette agression criminelle et inhumaine.

Sans distinction d’appartenance ethnique ou tribale, le peuple djiboutien se doit d’honorer et honorera à jamais la mémoire de tous ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour que vive la République.
L’Etat se devra de demeurer aux côtés des familles des martyrs du devoir national et des victimes parce que leurs sacrifices sont dignes des valeurs fondamentales de notre société.
Le pays se doit de n’épargner aucun effort, moral et matériel, pour que ces blessés, les familles des défunts et leurs ayants droit continuent de faire l’objet de sa considération, de son hommage et d’un soutien financier à la mesure des sacrifices consentis.

- Le conflit contre l’Erythrée n’a que trop duré.

Le peuple djiboutien est et restera indivisible pour condamner tout à la fois Isaias Afewerki et Ismaïl Omar Guelleh qui ont fait perdre au pays – dans cet honteux conflit aux véritables raisons inavouées - une partie inestimable de ses richesses humaines et matérielles au sein de nos Armées et qui ont ainsi terni leur propre image – à l’un comme à l’autre - sur le plan international.

D’autre part, à ceux qui ont tenté de pactiser avec le dictateur érythréen Isaias Afewerki pour s’attirer sa sympathie, nous disons que la peur du ridicule qu’on leur connaissait déjà par le passé a obtenu d’eux – en la circonstance - les pires lâchetés dans cette affaire. Une telle tourmente ne devrait pas instrumentaliser ce conflit à des fins antinationales.
Contrairement aux manœuvres politicardes, le courage de la liberté d’expression est le prix de la dignité.

- L’Islam que nous pratiquons est source de lumière, de paix, de liberté et de tolérance.

L’Islam, composante fondamentale de l’identité nationale, a été, à travers l’Histoire de Djibouti un ciment fédérateur et une source de lumière, de paix, de liberté et de tolérance.


D’autre part ; Djiboutiennes et Djiboutiens sommes profondément convaincus que sans l’avènement d’une véritable et sincère amorce de démocratie – donc un retour de la paix et de la sécurité, nulle démarche de développement politique, économique et social ne peut donner les fruits qu’ils en attendent.

Pour leur consolidation définitive, la paix et la sécurité exigent aujourd’hui la mise en œuvre d’une démarche nouvelle visant à concrétiser la réconciliation nationale, car c’est seulement par la réconciliation nationale que seront cicatrisées les plaies générées par les tragédies individuelles et collectives qui se sont succédées depuis le 27 juin 1977.


- La réconciliation nationale est une attente réelle du peuple djiboutien.


C’est une attente d’autant plus pressante que Djibouti est interpellée par les multiples défis du développement auxquels elle est confrontée.

Le peuple djiboutien sait, avec certitude, que la réconciliation nationale est porteuse d’espoir et qu’elle est de nature à consolider les atouts de la République de Djibouti, au grand bénéfice de tous les citoyens.

 

……. à suivre ……………………………………………………………