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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 



G 159 - 29/01/09

« Ce qu’il nous faut pour la paix, c’est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c’est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas ».
Général Charles de Gaulle

Démocratia

Aucune paix ne saurait prétendre être éternelle. Mais toute la journée qui prolonge la paix est une bénédiction acquise et offerte par les cieux.

Quel que soit le pays où l’on est né ou celui dans lequel l’on vit, le dessein fondamental du développement national est d’élever le niveau de vie des populations locales qui consiste en la possession d’un certain nombre de biens matériels indispensables et de certains attributs de la vie sociale que sont, entre autres, l’Education fondamentale et la Santé …
Tout ceci sans pour autant négliger l’élévation de l’état d’esprit, donc de la situation morale du citoyen et de la citoyenne selon le principe «  Un certain niveau de vie est nécessaire pour qu’un progrès moral, au moins collectif et social, se développe ».

Théoriquement et individuellement, rien n’empêche l’épanouissement spirituel le plus magnifique possible dans la privation la plus excessive.
Théoriquement seulement car en fait, dans la misère ou la survie face à la barbarie, ces dernières s’installent et perdurent empêchant ainsi à tout esprit humain de construire et donc de s’épanouir.
D’évidence, nul ne saurait réfuter que si l’on considère un peuple dans son ensemble, et non pas un système tyrannique d’une minorité qui exploite la majorité, il est absolument nécessaire qu’il dispose d’un certain niveau de vie minimum.
Femmes et hommes doivent être physiquement entiers, que leur hygiène ne soit pas déplorable, qu’ils soient suffisamment alimentés et qu’ils puissent disposer d’un système de santé qui les protège de la maladie.
On voit bien que dans quelque pays que ce soit la vie ne s’améliorera pas, si une exploitation judicieuse des ressources n’est pas le fait délibéré d’une politique volontariste des gouvernants d’un pays et si de vastes secteurs de la nature sont voués à l’extinction.

Dans maintes régions les gouvernements ont pour devoir de protéger les sanctuaires de la vie animale et végétale, s’ils veulent en éviter la destruction souvent irrémédiable.

De par sa vocation et sa responsabilité devant l’histoire, la France a un rôle fondamental à jouer à Djibouti.
Rôle déterminant aussi en fonction de ses besoins et intérêts propres de favoriser le développement du pays dans son ensemble mais aussi à poursuivre non point - pour les gouvernants - une politique de logique de guerre – comme cela se fait encore - mais de coopération dans TOUS LES DOMAINES avec ses pays voisins.

L’Elysée doit mettre un terme à cette politique de l’autruche voire de caution aveugle apportée à Ismaïl Omar Guelleh depuis 1999 quitte à faire pression, si nécessaire et avec fermeté, sur le Chef de l’Etat pour que cessent toutes ses manipulations et fomentations de conflits larvés et d’attentats en Somalie, en Ethiopie et au Yémen.

Le constat d’échec de la coopération française - mise en œuvre ou cours de la dernière décennie - est tel qu’il faut repenser de fond en comble les principes même sur lesquels elle a reposé car ils ont provoqué et entenu des effets pervers en favorisant la corruption - des uns et des autres partenaires - et le népotisme des élites dirigeantes complices de la spoliation, antidémocratiques voire tyranniques.

Les plans d’aménagement structurel, sous la houlette du FMI, en mettant l’accent essentiellement sur les critères macroéconomiques, avaient atteint leurs limites et ont fait leur temps. Il s’agit pour chaque pays de la Corne Est de l’Afrique de promouvoir son propre développement économique et social ; chaque culture aurait alors ses objectifs propres qu’elle s’efforcerait d’atteindre pour lutter contre la pauvreté, soulager les misères, favoriser l’épanouissement de l’homme et de la femme et assurer le progrès économique et social.

Malgré la stagnation et la régression économique des pays de la Corne Est de l‘Afrique, la paupérisation extrême et croissante de nombreuses populations souvent nomades, les multiples conflits fomentées en cette région et ceux qui risquent d’éclater et qui ne doivent pas nous laisser indifférents ; ces maux qui nourrissent aujourd’hui le djibouto-pessimisme mettent en danger le pays mais aussi la paix et l’équilibre actuel en Afrique de l’Est.

Comme l’affirmait en son temps notre regretté frère, Mohamed Djama Elabeh (AMIN), rien de durable et d’efficace ne peut se faire dans un pays sans le travail, l’abnégation, l’amour de servir son pays, c'est-à-dire avec le souci de penser d’abord au bien être de la collectivité nationale avant de penser à ses propres intérêts et au confort qu’il nous procure.

Le développement de Djibouti doit se faire par les hommes et les femmes de bonne volonté, même si l’argent peut et doit servir de moyen ; encore faut-il qu’il soit utilisé pour le bien et le progrès du plus grand nombre.

Le développement commence à l’intérieur du moi profond, dans la tête de chacun et de chacune, dans les changements de mentalités et des mauvaises habitudes instaurées, dans la pensée des décideurs et dans l’intégrité de leur comportement.

Si on comptait seulement sur les richesses naturelles du sous sol d’un pays, l’ex Zaïre ne serait pas plongé dans la misère et le délabrement ; le Burkina Faso n’aurait pas atteint les performances économiques et sociales qu’on lui reconnaît au niveau mondial.

Ceci revient à dire qu’il faut nécessairement placer l’école et la formation professionnelle au centre de tout développement alors qu’une considération particulière doit être accordée à l’enseignement technique et à la jeunesse, car « ceux qui ne comprennent pas la jeunesse sont condamnés par l’histoire » et chaque état doit s’occuper et encadrer sa jeunesse, donc organiser par tous les moyens son plein épanouissement.

Les conséquences de la prise de pouvoir à Djibouti en 1999 et le maintien de celui-ci par tous les moyens est la source majeure des conflits.

Ce sentiment s’accompagne d’un sentiment d’intérêt et de préjudice collectif au sein de toutes les couches sociales de la société djiboutienne.

Ceci se trouve d’autant exacerbé par toutes les formes centralisées du pouvoir d’Ismaïl Bobard et hautement personnalisées de son gouvernement de mandarins.
L’histoire est là pour le démontrer, dans un pays lorsque les gouvernants s’octroient le droit de ne pas être tenus de rendre compte au peuple dans un système nébuleux de fonctionnement, dès lors on comprend la crise qui émerge et les manifestations qui se succèdent à un rythme effréné.

On connaît la force du milieu estudiantin qui risquerait bien de balayer ce gouvernement fantoche qui ne survit que par la mendicité.
Constat est fait qu’il n’existe pas de système adéquat de contrôle du pouvoir par ce qu’Ismaïl Omar n’en veut pas.
C’est ainsi que les lois votées ne sont pas respectées et ne sont là que pour donner, à l’extérieur du pays, l’illusion d’un état républicain.
Il n’existe aucun moyen pacifique de remplacer le pouvoir actuel et ceux qui s’en servent à leur seul profit.

De même, les Droits de l’Homme sont bafoués alors que le pouvoir tient des discours falsificateurs sur ce point.

Le conflit entre l’Erythrée et Djibouti s’accompagne parallèlement d’une campagne de fomentation des haines à l’égard des populations voisines alors que des sentiments de rejets extrêmes sont entretenus. Les collectivités rivales se créent ainsi et s’entretiennent sous l’impulsion d’une politisation violente de l’ethnicité.

Pendant que la culture de la paix et de la liberté envahit le monde civilisé, Djibouti et la Corne Est de l’Afrique risquent de replonger dans la violence et la barbarie alors que leurs dirigeants ne reconnaissent plus le droit de vie et de sécurité aux citoyens et aux citoyennes.

Sans progrès et démocratie instituée, il n’y a pas de paix possible. Sans paix il n’y a pas de progrès et de démocratie possibles.

L’humanité est en marche, elle l’a toujours été.
Nous avançons désormais si vite que l’accélération des évènements est l’élément de plus visible de notre existence.

Nous devons donc promouvoir pour Djibouti une culture de la paix qui constitue indéniablement le fondement de notre développement.

Vivre dans la paix,
dans un cadre de vie améliorée,
dans des conditions meilleures capables de susciter des joies nouvelles même si on ne peut exclure de nouveaux dangers.

Pour le meilleur et pour le pire, c’est le voyage pour lequel tous les peuples sont embarqués alors que le notre ne doit pas rester sur le quai.

A Djibouti, ensemble il nous faut nous donner les moyens d’agir tout en espérant que les Djiboutiens et les Djiboutiennes vaqueront vers des lendemains meilleurs.