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G 153 - 21/01/09
« Moi, Barak Hussein Obama ! »....

Bouh Warsama


Il est des évènements qui dépassent l’évènement !

Mardi 20 janvier 2009 ; midi, à l’heure des USA, la voix empreinte d’une grande émotion, c’est par ces quelques mots qui résonnent encore dans les endroits les plus retirés de la planète, au fond de bien des cœurs et des âmes - suivis des trente cinq autres traditionnels termes consacrés à l’investiture à la présidence de la plus puissante nation de ce monde que le nouveau président – Monsieur Barak Hussein Obama - a prêté serment sur les marches du Capitole entrant ainsi dans l’histoire des Etats-Unis d’Amérique.

« T'as intérêt à être vraiment bon » lui avait dit sa fille, Malia, il y a de cela quelques jours, alors que la famille Obama effectuait symboliquement une visite au mausolée de Lincoln, dans le marbre duquel sont gravées les paroles historiques prononcées par le président lors de son accession au pouvoir et auquel Monsieur Barak Obama n’aura de cesse de faire référence tout au long du discours qui va suivre son serment.

« Être bon ? », le nouveau président le fut bien plus que cela et de bout en bout d’un discours d’un peu moins de vingt minutes qui nous semblèrent être une éternité;
Instant poignant au cours duquel le nouveau Président US est parfaitement sorti du cadre de la saga sensible des couleurs de peau et des religions tout en se faisant ferme et décidé face aux extrémismes, à tous les extrémismes, par cette phrase gravée à jamais dans bien des esprits  :


«  Vous serez jugés sur ce que vous êtes capables de construire et non pas sur ce que vous aurez détruit…. »

Citoyen du monde aux origines métissées, Afro-Américain au sens strict car né d’un père Kenyan et d’une mère native du Kansas, tout au long de son discours il aura fait verser bien des larmes d’émotion aux USA comme partout dans le monde – tant ses engagements furent « révélateurs d’Espoir après la Peur ».

La peur d’une ère Georges W Bush conspuée à trois reprises par plus de deux millions de spectateurs attentifs sur place et des centaines de millions de par le monde alors que le nouveau président passait avec aisance, assurance et fermeté, son message dans lequel chacun et chacune pouvait y lire – à mots couverts – qu’il rompra d’avec le passé d’une Amérique orgueilleuse, trop souvent dédaigneuse à l’égard de ceux et de celles qui ne sont pas à son image et qu’il ne marquera pas l'histoire de son pays par la seule couleur de sa peau et ne se laissera pas définir par l'inévitable étiquette de « premier président noir ».


- Il est ainsi des évènements qui dépassent l’évènement !

Ce sont des millions d'Américains et d’étrangers venus du monde entier ; une marée humaine multicolore, hommes, femmes, blancs, bronzés, jaunes et noirs qui dans une même prière commune, dans une même communion porteuse d’espoir ont écouté, on oserait dire religieusement.
Les yeux rivés sur de grands écrans géants, ils et elles ont regardé les images d’un discours de Monsieur Barak Obama, dont une majorité de Noirs, venus de tout le pays, et qui avaient envahi Washington dès la nuit précédente - quitte à dormir emmitouflés dans leur véhicule - parfois transis de froid pour pouvoir dire « Ce jour là, j'y étais ».
Discours qui n’était pas sans rappeler ceux du pasteur Martin Luther King auquel, là encore, le nouveau président aura fait référence.

Parmi tous les messages se succédant les uns aux autres, il y eut surtout celui destiné en priorité au peuple américain aux fins que chacune et chacun retrouve «  la Confiance, l’effort et l’Unité » ; tout en affirmant avec autorité que dès ce jour « le moteur que constituent les Etats-Unis d’Amérique se remettait en marche ». Point celui de la guerre ou de l’hégémonie mais celui de l’ouverture au dialogue ; celui d’une forme de main tendue.

On retiendra aussi son positionnement marquant et sans ambiguïté quant à la ferme condamnation de toutes les dictatures dans le monde auquel les Etats-Unis d’Amérique vont tenter de mettre fin.


Pour conclure, Monsieur Barak Obama n’a pas essayé d’en faire trop tout en nous assurant que les Etats-Unis d’Amérique sont de retour sur le plan international avec un nouveau concept de la citoyenneté et de respect vis-à-vis de tous les peuples et de toutes les religions, sans exception aucune et notamment à l'encontre des musulmans.