En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 



G 146 - 17/01/09

Scénario catastrophe. La nouvelle peste mondiale identifiée (suite et fin)

Economia

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Il y a eu un léger mieux suite au dégonflement de la bulle - opérée simultanément par la crise financière et par la baisse du prix du baril de brut. Mais il ne fait aucun doute que la demande en produits de base restera soutenue et que l'offre est sous pression,
pour au moins 6 raisons :
 
1 -  L'augmentation du prix du pétrole qui impacte le prix de production des fertilisants et des coûts d'utilisation des machines agricoles.

2 - La spécialisation des productions des pays en développement afin de répondre aux tendances inflationnistes (au détriment des autres productions et des consommateurs locaux).

3 -L'utilisation des productions agricoles pour les biocarburants : aux Etats-Unis, par exemple, la part de la production de maïs consacrée aux agro-carburants est passée de 6% à 23% entre 2005 et 2007).

4 - L'augmentation de la demande des BRIC en productions alimentaires intermédiaires destinées aux consommations finales de viandes et poissons plutôt que des productions moins consommatrices en produits intermédiaires (riz, blé, soja, etc.).

5 - L'effet d'annonce de la réduction des stocks mondiaux de matières premières , et de la cessation des exportations de certains pays (Egypte, Indonésie, Inde, Ukraine, etc.) qui favorisent dorénavant les marchés nationaux.

6 - Les phénomènes climatiques , avec des récoltes moins importantes pour cause de sécheresse (comme ce fut le cas en 2007 au Lesotho, en Somalie ou au Ghana), d'inondations (Equateur, Bolivie, Sri Lanka) ou encore d'ouragans (états du sud des Etats-Unis).

Les autorités locales et internationales sont en train de prendre conscience de tous ces facteurs. Des solutions doivent être mise en place...


- L'obscurcissement planétaire met à mal les prédictions des écologistes

Si je vous parle du 11 septembre 2001, l'image qui vous viendra en tête sera probablement celle des Twin Towers en flamme... Mais pour une poignée de scientifiques, le 11 septembre est le jour où ils ont vu la terre entière prendre feu... par anticipation -- permettez-moi de vous expliquer cela.

Durant les trois jours qui ont suivi les évènements du 11 septembre, le trafic aérien a stoppé net au-dessus de New York -- c'est un fait exceptionnel. Armé d'une artillerie d'appareils de mesure, David Travis, chercheur à l'université du Wisconsin, a analysé les données que pouvaient lui fournir le ciel pendant ces trois jours d'interruption de trafic.

Ce qu'il a découvert est stupéfiant !

Sur les trois jours, la température au sol était supérieure de plus de 1°C à la température habituelle ! C'est énorme. Cela veut dire que les gaz émis par les avions empêchent le rayonnement solaire à la hauteur de 1°C... David Travis en a conclu que les gazs à effet de serre, qui ont la réputation de réchauffer la planète, la protègent en fait d'une trop forte exposition au soleil...

Les scientifiques ont appelé ce phénomène "l'obscurcissement planétaire". Ils estiment qu'en 40 ans, le rayonnement solaire a diminué sur l'ensemble de la planète : de 10% aux Etats-Unis et de presque 30% en Russie.

A l'heure où les gouvernements se dirigent de plus en plus vers une politique de suppression des gaz à effet de serre... voilà ce qui les attend :

Hausse des précipitations... accélération de la fonte des glaces... dérèglement des saisons... augmentation des sécheresses... montée des eaux... assèchement des nappes phréatiques... exode de populations sinistrées... réduction des productions agricoles... et j'en passe !

A ce propos, avez-vous remarqué le nombre de catastrophes climatiques que nous subissons depuis quelques décennies ?
Vous trouvez cela anecdotique ? En réalité, c'est que le changement de climat est déjà en train de s'opérer - et nous ne sommes pas au bout de nos peines...

Comme le montre clairement le quatrième rapport d'évaluation du Groupement intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le changement climatique exacerbe les problèmes déjà sérieux d'accès à l'eau, de famine et de mauvaise santé qui sévissent inlassablement dans de nombreuses parties du monde.

Dès 2020, entre 75 et 250 millions d'Africains souffriront du manque d'eau directement provoqué par le changement climatique - et comme vous allez le découvrir maintenant, le continent africain ne sera pas le seul touché par la sécheresse et la pénurie d'eau douce...

 

- 20 ème siècle : le retour d'une guerre millénaire
sur la scène géopolitique

Les implications de la crise climatique sur la gestion de l'eau seront considérables. Pourquoi ? Parce qu'ils changeraient l'équilibre entre les eaux salées (97% des eaux de la planète) et les eaux douces (3% des eaux de la planète dont 2% sous forme glacée).

Seulement neuf pays se répartissent 60% du débit annuel mondial d'eau douce. Vous comprendrez aisément que lorsqu'une si petite partie de la population profite d'une eau douce, potable et en quantité illimité... la tension dans les autres pays grimpe très rapidement.

Pas moins de treize pays arabes, dont les Etats du Golfe, sont officiellement en situation de "stress hydrique". Le manque d’eau concerne aussi les puissances comme la Chine et l’Inde, pour qui la pollution, engendrée par une industrialisation à marche forcée et la pression d'une démographie en croissance constante, a déjà évaporé une bonne partie de leur potentiel.

Palestine, Irak, Syrie, Jordanie, Arabie Saoudite, Egypte, Soudan, Libye, Tunisie, Djibouti, Malte, Pakistan, Afghanistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizstan, Brésil, Afrique du Sud, Algérie ou Australie... un milliard d'êtres humains sont en état de "stress hydrique" ou en difficultés pour fournir de l'eau potable à l'heure actuelle.

Les prédictions à moyen long terme de Christopher Milly, hydrologue de l'US Geological Survey, ne sont pas optimistes : "Selon nos meilleures estimations actuelles, la quantité d'eau disponible (...) décroîtra de façon significative au sud de l'Europe, au Moyen-Orient et au sud ouest de l'Amérique du Nord".

Avec le problème de l'eau vient presque immédiatement un problème aussi coûteux qu'impopulaire : celui de l'assainissement.

Les chiffres font frémir : environ 2,5 milliards de personnes -- plus d'un tiers de l'humanité --utilisent des latrines qui n'offrent pas de garantie contre le développement de maladies liées aux matières fécales.

L'impact sanitaire est considérable. Chaque année, 1,6 million de personnes meurent de maladie diarrhéiques à cause du manque d'hygiène et d'accès à des sanitaires sûrs.

Des mesures sont en cours de négociations : les Nations unies ont déclaré 2008 "année mondiale de l'assainissement" -- il était temps !

Le développement des toilettes était l'un des objectifs du millénaire, définis en 2000 : diminuer par deux le nombre de personnes n'ayant pas accès à des sanitaires d'ici à 2015.

L'investissement a été chiffré. Il en coûterait au minimum 38 milliards de dollars.

Egouts, canalisations, mais aussi réseaux électriques, routes, ponts... C'est un programme gigantesque compte tenu de l'explosion de la demande venue des pays émergents... mais aussi des programmes d'aide humanitaire qui sollicitent des réseaux routiers pour permettre l'accès aux foyers de demande.