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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 



G 0145 - 17/01/09

Scénario catastrophe. La nouvelle peste mondiale identifiée (1ère partie)

Economia

Peut-être ne le savez-vous pas, mais il a fallu des centaines de milliers d'années pour que le premier milliard d'hommes soit dénombré sur Terre, vers 1800. Il n'a pas fallu plus de 130 ans pour passer de 1 à 2 milliards en 1930. Et au XXe siècle, tenez-vous bien, ce fut l’accélération : 30 ans ont fait gagner 1 milliard d'hommes supplémentaires, puis 14 ans pour atteindre les 4 milliards et ainsi de suite.

On prévoit donc 9 milliards d'humains sur la planète d'ici 2050... nous serons 3 000 de plus dans le monde d'ici à ce que vous ayez fini la lecture de ce message...

Le graphique que vous avez sous les yeux illustre le phénomène décrit il y a deux siècles par le scientifique Malthus (1766 - 1834). Il fut l'un des premiers à remarquer ce trait pervers de la nature : le nombre d'humain augmente à vitesse exponentielle -- 2, 4, 8, 16... alors que les ressources mondiales augmentent de façon arithmétique -- 2, 3, 4, 5... donc beaucoup plus lentement.

Il en conclut que les humains mourraient de faim, rapidement... et par millions. Heureusement, il se trompait ! Mais si la prédiction de Malthus n'a pas survécu à l'épreuve des faits, c'est très certainement grâce au progrès humain, technologique et scientifique.

Aujourd'hui le constat de Malthus est toujours valable : nous sommes toujours plus nombreux à nous partager des ressources limitées -- mais l'issue est bien plus incertaine. Tant et si bien que les plus hautes autorités publiques s'intéressent de près à la question...


- Quand l'ONU fait des prédictions sur 300 ans.. .

Pourquoi la question de la surpopulation refait-elle surface ces dernières années ? Parce qu'avec les progrès de la médecine et le vieillissement de la population, le fait que nous soyons un jour trop nombreux pour nous partager les ressources naturelles disponibles devient préoccupant.

J'ai eu l'occasion de lire l'étude de l'ONU réalisée en 2005 sur les perspectives de la démographie ; il s'agit d'un rapport faisant des pronostics sur 300 ans... et dont les conclusions ont de quoi donner le vertige.

En effet, selon les experts, deux scénarios coexistent :

  • Le premier tient compte de l'augmentation exponentiellede la population et table sur une trentaine de milliards d'individus -- je vous laisse imaginer Paris, Londres, New York avec 5 fois plus d'habitants...et au train où vont les choses certaines capitales africaines pourraient les dépasser ....
  • Le second privilégie l'hypothèse d'un nivellement de la population par une épidémie, une pandémie, une guerre ou autre catastrophe climatique qui pourrait ramener la population à 2 milliards maximum...

Lequel choisiriez-vous ? Celui de l'étouffement par surpopulation ou celui de l'auto-nivellement par guerre, épidémie voire pandémie mondiale ?

Vous pensez peut-être que nous n'en sommes pas là. Eh bien, voici qui devrait vous mettre en alerte : une épidémie contamine actuellement le monde et en particulier l'Europe - avec une vitesse spectaculaire et une ampleur sans précédent...

D'ailleurs vous connaissez très certainement au moins une personne touchée par ce fléau... lequel est, au-delà de la question humaine, un gouffre économique majeur.


- Comment les finances publiques européennes tiendront-elles le choc face à la pire épidémie depuis le cancer et qui vient d'outre atlantique  ?

Le monde souffre d'une épidémie mal connue pour laquelle aucun vaccin n'existe à l'heure actuelle. Pourtant, elle touche un quart de la population mondiale, deux Américains sur trois, deux fois plus de Chinois ces cinq dernières années, et un adulte sur deux en Europe... soit 130 millions de personnes dans l'Union européenne !

Pire encore, selon des sources officielles et en premier lieu l'OMS, cette épidémie serait contagieuse -- non pas génétiquement mais par contagion sociale.

En fait c'est le mode de vie moderne qui nous contamine dans le monde dit occidental...et civilisé.

Cette épidémie, c'est l'obésité ; sa forme la plus répandue et qui pose probablement le plus de problèmes est le surpoids. Sachez que l'épidémie d'obésité fait l'objet de nombreuses rencontres entre les partenaires politiques, économiques et sociaux de la planète.

L'OMS étudie ce problème de près. En France, la dernière assemblée nationale en charge de sensibiliser les députés sur la question date de septembre 2008.

Il faut dire qu'il y a urgence : risques cardiovasculaires multipliés par trois... problèmes respiratoires... problèmes rhumatologiques... liens avec certains cancers... risques de diabète multipliés par trois également... et j'en passe !

Le rapport de la députée Valérie Boyer est alarmant : "On estime que près d'un million de décès en Europe sont imputables au surpoids et à l'obésité". Mais au-delà des ravages que provoque cette épidémie, il faut savoir qu'elle s'infiltre même dans les rouages de notre société et menace notamment notre protection sociale.

Et l'épidémie progresse très vite ; à mesure de sa progression, les coûts de santé augmentent également. Le coût annuel pour l'assurance maladie de l'obésité et du surpoids est estimé à 10 milliards d'euros, soit 7% des dépenses de santé publique européennes.

Au rythme actuel de progression de l'épidémie, le coût de l'obésité pourrait doubler d'ici 2020. C'est énorme ! Et il FAUT trouver une solution : les gouvernements, les institutions et les partenaires économiques sont déjà en train d'y travailler d'arrache-pied.

Pendant qu'une partie du monde se bat contre l'obésité, l'autre se bat contre la sous-alimentation...

Avec l'accroissement perpétuel de la démographie mondiale, les disparités économiques sont, année après année, toujours plus criantes.

A l'heure actuelle, 1,2 milliard d'êtres humains disposent de moins d'un dollar par jour pour vivre. 923 millions au bas mot souffrent tous les jours de la faim.

Aucune solution à court terme ne permettra de dépasser la crise alimentaire mondiale -- il faut s'y résoudre.

Le graphique ci-dessus retrace l'évolution de l'indice des prix de produits de base jusqu'au pic historique du début de l'année 2008. On voit parfaitement que dès l'année 2005, l'ensemble des prix a subi une inflation concertée - et dès le début 2007, la hausse s'accélère.

Pour comprendre ce phénomène, il faut se souvenir qu'au second semestre 2007, le prix du baril a entamé une escalade historique, passant de 60 $ à 140 $ en seulement un an.

Cela représente une hausse de 233% qui a pesé directement sur le prix des matières premières - nous allons voir comment dans un instant.

Au même moment, la crise des subprime laminait les marchés américains, suivis par les autres places financières du monde. Ces deux crises, énergétique et boursière, se sont diffusées dans l'économique réelle : la crise économique a finalement plongé 75 millions de personnes en plus dans l’insécurité alimentaire.

Au Salvador par exemple, les personnes les plus pauvres consomment la moitié de ce qu'elles consommaient avant la crise. En Afghanistan, la consommation alimentaire représente désormais 50% du budgetdes ménages, par rapport à 10% en 2006.

 

........à suivre ...................


Au Palais d'Haramouise...
on ne connait ni la faim, ni la soif