En dépit des lois et de toutes les recommandations internationales, notamment sur la liberté d'expression et l'accés libre à Internet, seules la Police politique et les hautes autorités djiboutiennes peuvent se connecter sur notre site dans le "pays des braves".


De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


 


G 143 - 13/01/09

2009 - L'Année de tous les changements ?.

Osman A.
Haut fonctionnaire d'Etat


Dans la plupart des pays, citoyennes et citoyens possèdent la liberté de parole et celle d’écrire. Mais dans une démocratie ils possèdent encore la liberté après avoir parlé et écrit ; bien que ce soit un exercice difficile à assumer.

Constat est fait que les pays le plus démocratiquement avancés manifestent, aussi et parfois, des manquements dans ce domaine ce qui confirme bien qu’il n'y a donc pas a priori un modèle ou un schéma idéal qui renferme en soi exclusivement que les qualités et point de faiblesses. Et puis, l'exercice politique ou professionnel même n'amènent-il pas leurs acteurs même les plus chevronnés à se tromper parfois ?.

Certes, au nom de la démocratie, il est acceptable et même tolérable que chacun puisse exprimer son point de vue. Mais, n'est- il pas bon pour que nous puissions véritablement avancer, s'il y a réelle volonté de la part de tous de voir naître finalement dans notre pays un état démocratique, que nous puissions adopter un sens de rigueur dans notre raisonnement et d'éviter toute collaboration avec la tyrannie ?
Ne serait-il pas bon aussi que nous puissions avoir un sens d'équilibre dans notre jugement, pourquoi pas dans la façon même de présenter les choses ?

Je pourrais me tromper mais, il m'arrive parfois de ne rien comprendre face à des textes nébuleux qui alimentent certains partis politiques qui se disent être d’opposition…

De pirouette en pirouette, leurs auteurs ne cherchent pas à collaborer la construction d'une opposition mais par tous les moyens à faire tomber celui qui - au sein de l'opposition politique - leur « fait de l’ombre » et dont le second crime est qu’ils n’appartient pas à leur clan dans lequel ils entretiennent « exclusion et xénophobie ….».
Tentative de lapidation politique, celle de noyer au détriment d'une simple vérité qui est pourtant banale ; en politique chacun assume ses responsabilités et il n'est redevable que devant le peuple.

- C’est ainsi qu’il y a ceux qui au sein de la fausse opposition - celle d’opérette et de la désunion entretenue - se font passer, pour des « maîtres à penser » mais sont au final de bien piêtres « donneurs de leçons ».

Il aurait été nettement préférable, pour l'intérêt de tous, qu'ils tentent d'apprendre aux Djiboutiens et au jour le jour quelque chose de valable – tel qu'expliciter dans le détail leur futur programme politique, économique et social qui en est encore au stade de « l’arlésienne ». Et avant tout qu’ils apprennent à acquérir un sens du dialogue constructif et objectif face à un Gouvernement en Exil de Djibouti qui les dérange dans leurs « salades, compromissions et aménagements divers ».

Cela non seulement nous aiderait mais aiderait surtout la cause de l’objectivité et de la démocratie en question, et partant la cause de l’union de l’opposition.

Mais, hélas, ils brillent en partialité.
grand bien leur fasse ! Peut-être gagnent-ils quelque chose en retour de leur «Seigneur IOG »à se conforter dans une telle position pour le moins ambigüe ?


Cependant, quel dommage pour nous qui – véritables opposants - sommes contraints de supporter une rhétorique tendancieuse, outrageuse et inopportune pour la cause commune que tous défendons avec acharnement et pour laquelle, je me sens obligé d'intervenir aujourd'hui dans ces écrits.


Le combat pour la démocratie n'est pas sans risque et ce n’est point un secret ; c’est un engagement ferme.


Des enjeux colossaux - pour la plupart d'origine externe - freinent l'élan et la propension du peuple Djiboutien à aspirer à vivre l'avènement libérateur d'un état démocratique.
A ces enjeux, il faudra encore en ajouter des goulots d'étranglement.
Le refus de nos dirigeants de s'imbiber dans la dynamique du changement véritable, non superficiel ; celui qui peut vraiment faire changer les choses et muter l'état de grande paupérisation de nos populations pousse bon nombre d'entre nous à lutter pour cet idéal.

L'on ne peut aspirer à cet état que, si le peuple Djiboutien, si les supposés journalistes et démocrates cessaient ce jeu de massacre qui les pousse à aduler, à idolâtrer nos dirigeants.

Louange au chef, d'accord.


Mais, dans les limites de la décence et du bon sens commun et non flatteries et courbettes dégradantes et ignobles.
Ces pratiques, il faudra qu'on se le dise franchement, ne nous avancent en rien et retardent notre développement.
Si l'on n'y prend pas garde, à cause de ces pratiques rétrogrades, la société Djiboutienne risque de rester clouée au mur de l'incompétence, de la complaisance et de l'impunité, tant il est vrai, les « maraudeurs », les « opportunistes de circonstances », les « sangsues » et autres « mendiants pour la gamelle du Palais de l’Escale », seront toujours prêts à entonner l'hymne à la gloire de l'homme fort du moment.

Pratiques nauséabondes, misérabilistes qui relèvent du registre du sous-développement mental, politique et de la mauvaise gouvernance.

Dans toutes ces manigances et conspirations d’alcôves au sein de la fausse opposition – dans lesquelles l’ex ami d’Ismaïl Bobard pourrait être son ennemi aujourd’hui …tout en restant secrètement son ami - ce qui me paraît plus important ce ne sont pas les façades de la maison qu’on nous présente ni la nouvelle couche de peinture qui s’écaillera face à la première pluie mais plutôt, sa fondation. Sans fondation solide, sans base adéquate, au premier vent fort, la maison s'écroule.
Il me semble que c'est la situation que nous sommes en train de vivre présentement.

Seule la volonté manifeste de démocratiser nos institutions et notre système politique nous délivrera de l'état de somnolence dans lequel nous végétons encore et permettra à bon nombre d'entre nous d'intérioriser pour leur propre compte, qu'il ne suffit pas de chanter pour être un bon chanteur mais, qu'il faudra, par dessus - tout, convaincre son auditoire que l'on possède des qualités exquises d'un chanteur.

Que le régime d’Ismaïl Omar Guelleh déclenche des élections générales dans la transparence et sans tricherie et qu'il laisse, pour une fois et sous le contrôle conjoint de l’Union Européenne et de l’Union Africaine, le peuple décider en toute liberté ; on verra alors la vérité qui sortira des urnes.

D'une chose, je suis certain. Dans des élections transparentes, il n'y aurait pas de pourcentage avoisinant les 99,999 % et certes pas les 115 % de votants….par rapports aux inscrits ... comme ce fut le cas aux dernières présidentielles....


Cela veut dire que le peuple aura dit son mot. Qu'est-ce qui empêche de tenter cette voie, en respectant a priori tous les préalables !!!