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De quelle bravoure peut ainsi se réclamer le Gouvernement d'Ismaïl Omar Guelleh ?



 

 

 


 

G 137 - 04/01/09

Interview du président de la Commission du Gouvernement en Exil de Djibouti "Initiatives pour le Progrès et la Refondation". (Suite)


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Journaliste

- Sans complaisance aucune, quels sont vos constatations et votre diagnostic sur l’existence d’une fausse opposition politique à Djibouti ?

Président de la Commission IPR

- On ne peut que déplorer qu’une partie de l’opposition politique djiboutienne ne soit, là encore qu’une odieuse supercherie qui trompe bon nombre de militants sincères.

C'est le cas de la direction d'un certain mouvement qui se réclame de l'opposition mais que l'on peut qualifier de mièvre et d'hypocrite car son but est, en fait, d’empêcher toute émergence d'une union politique de partis d'opposition et d'émergence de démocratie dans le pays.

C'est ainsi que dans l’impossibilité qu'ils ont de s’imposer au sein même de la véritable et sincère opposition politique à Ismaïl Omar, certains dirigeants trompent les militants en faisant le choix pervers car inavouable de la collaboration avec IOG tout en prétendant le contraire.
Si cette factice opposition venait un jour à accéder à tous les pouvoirs, elle n’aurait de cesse de se chamailler et non de gouverner ; elle est bien plus encline à ergoter, à palabrer, à critiquer sans agir.

Elle n’offre aucune alternance fiable et ceci arrange parfaitement les « affaires » d’Ismaïl Omar Guelleh qui la contrôle en la finançant en sous main de diverses manières. Il paie ainsi son silence ; donc sa tranquillité tout en acceptant parfois quelques murmures afin de donner le change à l'opinion publique.

Journaliste

- Vous voulez dire qu’IOG aurait acheté le silence d’une partie de l’opposition ?

Président de la Commission IPR

- Effectivement et de plus il lui fournit gratuitement son khat en Europe et au Canada, comme il le fait d’ailleurs pour ses « agents infiltrés »….
C’est une opposition de façade, « dite de salons » avec une direction de mouvement bien peu politique mais plus assurément embourgeoisée.
Vivant grassement en Europe de diverses aides et accrochée à l’immobilisme ; au fatalisme le plus total face aux stratégies de déstabilisation de la véritable opposition par IOG.

Journaliste

- Quelles sont vos autres déceptions dans ce domaine et à qui pensez-vous en particulier ?

Président de la Commission IPR

- Parmi mes déceptions, je pense en particulier à cette femme Djiboutienne – d’origine gadaboursi - qui fut, en des temps pas si lointains, membre d’un parti d’opposition et l’une des initiatrices de la défense des Droits de la Femme à Djibouti.
J'avais pour elle beaucoup de considération.
On la retrouvait comme meneuse et lançant des slogans dans quasiment dans toutes les manifestations à Paris notamment.
Après avoir été l’une des plus virulentes opposantes à IOG et à Kadra Haïd, elle est aujourd’hui devenue subitement « muette » alors que son époux – Français et supposé syndicaliste – encense le régime de Guelleh.

Le couple bénéficierait d’avantages et de quelques privilèges de la part du gouvernement d’Ismaïl Omar. Il se rend d'ailleurs librement à Djibouti avec des "billets spéciaux"

Journaliste

- Vous voulez dire que pour IOG il est parfois moins coûteux d’acheter une conscience que de museler un opposant politique ?

Président de la Commission IPR

- Effectivement il a tiré les leçons du passé et des méthodes utilisées, Vous seriez surpris de ce qu’il se fait en coulisse alors que certains militants d’un mouvement politique - supposé être d’opposition - se font berner honteusement tout à lafois par leur président et par IOG.

Journaliste

- Pouvez-vous préciser le fond de votre pensée ?

Président de la Commission IPR

- Au mois d’octobre 2008, le président du mouvement politique dont il est question s’est déplacé en Angleterre, en provenance d’Europe.
Il y a présidé une réunion réservée exclusivement aux personnes de sa tribu alors qu’il s’identifie auprès d’eux à l'image de l’ex-Président sud-africain Nelson Rolihlahla Mandela, le prisonnier politique le plus célèbre du monde.

Journaliste

- Mais le président de mouvement que vous citez a effectué quelques courts séjours à Gabode tout de même ?

Président de la Commission IPR

- Oui mais - comme cela fut démontré à l'époque et confirmé depuis - ce furent d’artificielles incarcérations car effectuées dans des conditions particulières et dans des locaux spéciaux avec chambre individuelle, douche, télévision et téléphone portable laissé à disposition.
Ismaïl Omar voulait simplement le contraindre et acheter sa conscience ; il y a réussi.
Là encore prétendre que ses conditions d’incarcérations furent difficiles est un odieux mensonge qu’il entretient d'ailleurs encore aujourd'hui et volontairement par une propagande injustifiée car mensongère.

Une fois cette période d’incarcérations passée, il a conclu des accords avec IOG.
Depuis et chaque mois, il rencontre un intermédiaire missionné par l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Journaliste

- Il n’est pas le seul dans ce cas qui consiste à conserver des contacts avec les hommes d'IOG  ?

Président de la Commission IPR

- Effectivement, chacun sait que les liens familiaux sont importants et se placent bien au delà des opinions politiques. Mais nul n'est en droit d'exclure un membre de son mouvement dit d'opposition sous prétexte qu'il a conservé des liens d'avec un cousin travaillant dans une Ambassade alors que le président dudit mouvement rencontre chaque mois un intermédiaire, vraisemblablement financé par IOG !.

De même et en matière d'illogisme, il y a cette autre personnalité politique djiboutienne, président d’un front d’opposition qui rencontre, à Paris et fréquemment, un « correspondant » de l’Ambassade de Djibouti qui, outre la fourniture de khat, semblerait l’aider financièrement … ; vraisemblablement, là encore, sur ordre d’Ismaïl Omar Guelleh.

Journaliste

- Effectivement, ce sont des questions qui appelleraient des éclaicissements ; mais revenons-en à la réunion d’octobre 2008 à Londres si vous le voulez bien.

- Président de la Commission IPR

- Selon nos sources d’information, le président du mouvement en question a fait organiser à cette époque une réunion réservée uniquement aux membres de sa tribu vivant en Angleterre – où ils sont relativement nombreux – afin de leur faire financer par des cotisations mensuelles ses propres frais de fonctionnement ( téléphone, fax, électricité …) de son domicile en Belgique, ses voyages et ses chambres d'hôtel....etc.

Journaliste

- Vous voulez dire que l’aide financière au titre de réfugié politique à laquelle s'ajoute celle que lui fournit IOG ne lui suffiraient pas ?

Président de la Commission IPR

- Par évidence ceci ne lui suffirait pas car l’homme en question a toujours mené « grande vie » à Djibouti. Il a ainsi réussi récemment à ce que bien des familles de sa tribu – vivant en Angleterre, en Europe et au Canada - lui versent mensuellement quelques dizaines d’euros ou de dollars…

Journaliste

- C’est une belle arnaque qu’une telle pratique.

Président de la Commission IPR

- C’est effectivement une opération d’extorsion de fonds car s'appuyant sur un mensonge et dont les victimes sont très majoritairement des familles djiboutiennes modestes qui n’ont que de faibles revenus financiers.

Journaliste

- Pourquoi ces familles ont-elles accepté de verser cette sorte de prélèvement obligatoire et contraignant ?

Président de la Commission IPR

- On y voit là bien des raisons dont la principale est que le président du mouvement politique en question a laissé croire et ainsi berné les membres de sa tribu qu’IOG lui aurait proposé un poste ministériel pour qu’il se retire officiellement de l’opposition politique !. Mais ceci est totalement faux car nous savons de source sûre qu’Ismaïl Omar Guelleh ne lui octroierait jamais un portefeuille ministériel sachant ce dont est capable ce « personnage » en matière de retournement de veste et de trahison.
Trompés sur toute la ligne, les membres de la tribu concernée ont donc préféré payer plutôt que de voir ce président de mouvement politique passer officiellement chez IOG.

Une autre raison qui les a incités à accéder à sa demande c’est le fait que, s’identifiant comme étant le futur président de Djibouti, il aurait pu promettre des postes ministériels ou a responsabilités aux uns et aux autres afin d’obtenir leur soutien financier actuel.

Journaliste

Avez-vous le sentiment que ce président de mouvement politique pourrait être le futur président de Djibouti ?

Président de la Commission IPR

- Au fil du temps et de ce que je sais de lui, je me suis fait une idée précise. J’ai la conviction qu’il n’a aucune chance d’accéder un jour à la plus haute responsabilité de l’Etat djiboutien et ce pour bien des raisons.
La première de ces raisons est qu’hormis les discours de façade sans réel contenu auprès de son entourage et de sa propre tribu, faiblement représentée dans notre pays, l’homme en question n’a pas les capacités que l’on est en droit d’exiger d’un chef d’Etat.

La seconde de ces raisons est que ni lui ni son mouvement n’ont de programme politique établi, discuté et évolutif.

Son sectarisme est connu de tous et constitue un obstacle de taille à toute discussion ; égocentrique, il ne voit que sa propre étoile dans son ciel et n’accepterait en rien, le moment venu, un équilibre dans la représentativité politique.

Contrairement à ce qu’il affirme, il ne croit ni en la force, ni en la richesse constructive de la diversité.
Globalement sa stratégie, s’il en a vraiment une, est aussi indéfendable que sa ligne politique semble invisible.

Il en est resté à ses calculs d’épicier, à son égoïsme ainsi qu’à des hésitations flagrantes et régulières de sa supposée opposition.

Or l'on sait ce qu'il en est de son opposition politique à Ismaïl Omar Guelleh.

Jusqu'à aujourd'hui il a berné bien du monde mais la vérité se fait jour .........

 

.........à suivre .................